° LE MONTE-PLATS


Habitués à travailler ensemble depuis des années, Ben et Gus, deux tueurs à gages, attendent leur «client » dans une petite chambre miteuse, sombre, sans fenêtre et dénuée de confort.

Mais le client n’arrive pas.

L’attente devient longue et de moins en moins tolérable quand surviennent des évènements…étranges. La tension monte et on ne pense plus à mettre les petits plats dans les grands.

Rien ne se passe comme prévu.

Plus rien ne se passera comme d’habitude…


Note du metteur en scène

L’absurdité de celui qui « sait »,
La force de celui qui est,
L’obstination de celui qui « ne veut pas voir »
Le combat de celui qui toujours veut croire,
La fragilité, parfois faiblesse, de celui qui veut être aimé.
La violence de la rencontre avec l’étrange, le non-sens, le noir ?

Pinter joue avec nous, avec ce que nous nous choisissons comme réponses, comme excuses, nos certitudes, nos idées, nos principes, nos craintes, nos peurs.

« Vouloir donner un sens à sa vie peut finir en folie, mais une vie qui n’a pas de sens n’est que torture : inquiétudes et vagues désirs. » , George Gray (Edgar Lee Masters)

…mais quand nous nous trouvons confrontés à l’étrange et à l’urgence, ce sont toutes nos certitudes qui sont menacées…à en devenir un autre ?

Jouer le « Monte-plats » c’est dire, se dire, comme acteur et comme Homme, que la seule réponse valable à nos questions, à nos peurs, c’est de se regarder en face, humble et sans panique, calme et droit, simple et sincère, et d’agir honnêtement en conséquence , d’avoir ce courage.

Critiques

Culture et Cie – novembre 2008

 L’œuvre est courte. Peu d’action, peu de mots. Et pourtant les échos du « Monte-plats » de Harold Pinter résonnent encore longtemps après la scène finale. Servie par deux jeunes comédiens de la compagnie « le Théâtre de la Cavalerie », la pièce, intensément « pinterienne », soulève bien des questions. Et beaucoup d’enthousiasme (…) Le Théâtre de la Cavalerie » a choisi de reprendre cette courte pièce très représentative de l’univers pinterien.  (…) De jeunes comédiens, Pascal Straub et Vincent Marguet, mis en scène par Grégory Ragot, interprètent deux tueurs à gages, Ben et Gus. Ben est le responsable de l’opération, comme à chaque fois. Autoritaire, colérique et condescendant, il joue de son pouvoir sur son partenaire, certain de son fait, inébranlable dans ses convictions. Vincent Marguet endosse le rôle plus complexe de Gus. Maladroit et impatient, il est comme un jeune frère en rébellion contre l’autorité bien assise du plus grand. (…) C’est l’heure des doutes, des questions, des envies… L’heure où l’on sent, où l’on sait que plus rien ne sera comme avant. Et que l’avenir… l’avenir…
Tout à coup, un bruit. Métallique. Le monte-plats qui semblait hors d’usage fonctionne encore… (…) On serait dans un ancien restaurant ? Dans les cuisines ? Le génie de Pinter éclate dans ces moments où l’irrationnel prend le pas sur l’angoisse, le comique sur le tragique…
Le monte-plats remonte, redescend avec une nouvelle commande. Et les deux s’agitent, s’excitent, fouillent (…)

Impossible de raconter la fin du « Monte-plats ». (…)

Pinter est servi par une mise en scène tendue, redoutablement efficace, qui prend toute sa mesure dans les dernières minutes. On laisse les deux porte-flingue à leurs doutes, à leur malaise… (…) Gus et Ben ont-ils fini leur boulot ?

Pour lire la critique dans sa totalité :

http://www.culturecie.com/fr/rubrique-theatre/theatre-contemporain/info-critique5/article/bouffon-theatre-tous-au-classique-pinter.html



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